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Glenn Haddrell remporte le prix de la SCHL

Glenn Haddrell remporte le prix de la SCHL

Glenn Haddrell, le premier directeur général de la FHCC, est le gagnant du Prix pour une contribution exceptionnelle à l’habitation coopérative 2000 décerné par la

Société canadienne d’hypothèques et de logement.

Glenn a commencé à s’intéresser aux questions de logement en 1968, lorsqu’il travaillait à sa caisse populaire locale à Abbotsford, en Colombie-Britannique. La caisse populaire accordait un financement à des entrepreneurs locaux pour bâtir de nouveaux logements, mais de nombreuses personnes ne pouvaient même pas s’offrir le prix des plus modestes de ces logements. Il s’est intéressé à la construction de logements locatifs abordables et en raison des racines coopératives de la caisse populaire, était d’avis qu’on devrait construire une coopérative.

Il avait entendu parler d’une coopérative d’habitation de Winnipeg appelée Willow Park. La caisse populaire a fait venir quelqu’un pour en parler. Lorsque la caisse populaire a décidé que ce serait sa façon de faire, elle a acheté le terrain et l’a transféré à la coopérative. Un gérant de construction a été embauché et tous les sous-contractants, sauf un, étaient membres de la caisse populaire.

La Abbotsford Housing Co‑operative a été la première coopérative d’habitation en Colombie-Britannique. Et elle ne bénéficiait d’aucune aide financière de la part du gouvernement.

À la suite de la première phase de contruction qui comprenait 30 unités, la coopérative a été approchée par un groupe d’aîné(e)s qui voulaient construire davantage de logements abordables. La coopérative a érigé des logements pour les aîné(e)s sur un terrain adjacent et y a ajouté la phase 3 ainsi qu’un bâtiment communautaire peu après. La quatrième phase qui s’est ajoutée ultérieurement comprenait également des logements pour les aîné(e)s.

Glenn indique que la coopérative offre encore la meilleure valeur monétaire dans le secteur. Même sans subventions gouvernementales, les logements demeurent abordables parce que les droits d’occupation à eux seuls couvrent les augmentations de coûts.

Glenn a ensuite été approché par une personne faisant partie d’un groupe nouvellement formé. La Co‑operative Union of Canada, le Congrès du travail du Canada, l’Église unie, l’Église anglicane et l’Union canadienne des étudiants avaient formé un comité pour examiner la création de coopératives d’habitation.

Glenn a été embauché comme le premier membre du personnel et a commencé à se déplacer à l’échelle du pays pour faire du lobbying dans le but d’obtenir l’appui des gouvernements à l’égard de l’habitation coopérative.

Un des principaux éléments consistait à obtenir des modifications à la Loi nationale sur l’habitation. Les subventions du gouvernement fédéral ne s’adressaient alors qu’aux organisations gouvernementales. La Loi devait être modifiée pour permettre la remise de subventions à des organisations non gouvernementales afin que les coopératives puissent fonctionner. La Loi a été modifiée en 1973.

Entre-temps, le gouvernement fédéral avait créé un fonds d’innovation en matière de logement qui permettait aux projets de logements d’emprunter des fonds à un taux d’intérêt de 7 p. 100 au lieu de 9 p. 100. La nouvelle organisation a exercé des pressions en vue d’obtenir des fonds pour cinq projets de coopératives dans différentes parties du Canada. Elle a persuadé le gouvernement que ces logements seraient abordables pour des personnes qui autrement seraient logées dans les logements publics du gouvernement.

L’argument était de taille et cinq nouvelles coopératives ont été construites.

Lorsque la Loi nationale sur l’habitation fut modifiée en 1973 et que le premier programme de coopératives fut annoncé, la croissance de nouvelles coopératives a fait boule de neige. Et l’instauration du programme de l’article 56.1 (maintenant l’article 95) en 1978 a mené à encore plus de croissance.

Glenn plaisantait en disant qu’au début, la FHCC aurait pu tenir son assemblée annuelle dans une cabine téléphonique. Mais les membres fondateurs avaient toujours prévu de transférer l’organisation aux coopératives d’habitation membres une fois que certaines d’entre elles auraient été construites. Avec l’adhésion de nouvelles coopératives à la FHCC, les organismes parrains ont restreint leur rôle de plus en plus.

Glenn a quitté la FHCC en 1987 et est retourné en Colombie-Britannique. Il s’est joint à la Colombia Housing Advisory Association, un groupe de ressources techniques, et en est devenu éventuellement le directeur exécutif.

Glenn a pris sa retraite en 1998 mais il demeure actif dans la communauté. Il est vice-président de Four Corners Community Savings, une institution mise sur pied pour offrir des services bancaires dans l’un des quartiers les plus défavorisés du Canada, le quartier Eastside situé au centre-ville de Vancouver. La banque fournit des services d’épargne et de prêts à une collectivité qui a été abandonnée par les banques traditionnelles. Four Corners examine actuellement diverses possibilités de développement économique communautaire dans le secteur.

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