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Des centaines de membres se rassemblent pour l'habitation à l'AGA Les délégués de l'assemblée générale annuelle de la FHCC ont fait appel au gouvernement fédéral pour construire plus de coopératives d’habitation et d'autres logements à prix abordable lors de notre rassemblement à l'AGA. « Les 700 délégués qui sont présents aujourd'hui et les membres qui demeurent dans des coopératives d"habitation à travers le Canada se rendent compte que nous sommes chanceux de vivre dans des coopératives d'habitation » a dit le président, Wes Hosler. « Mais nous sommes bien au courant qu'il y a des milliers de Canadiens et Canadiennes qui ne sont pas si chanceux que nous. Il existe des listes d'attente de trois à cinq ans pour les coopératives d'habitation et pour d'autres genres de logements à prix abordable. Chaque jour, les coopératives d'habitation membres de notre fédération reçoivent des appels de gens qui cherchent désespérément un logement abordable. » Vanessa Geary, coordonnatrice de la Tenants Rights Action Coalition a abordé les problèmes que plusieurs locataires rencontrent sur le marché actuel. « Plus de 500 000 Canadiens et Canadiennes, soit un locataire sur deux, versent plus de 30 p. 100 de leur salaire pour leur loyer. Un sur quatre verse plus de 50 p. 100. Il n'en faudrait pas beaucoup plus pour que ces personnes deviennent des sans-abri. » C'est exactement ce qui est arrivé à Heather Blake, présidente de la Co‑operative Housing Federation of Toronto et membre de la Toronto Women's Housing Co‑op. Avant d'emménager dans la coopérative il y a trois ans, Heather était très souvent sans abri. « Je n'aurais jamais cru que cela pourrait m'arriver, a déclaré Heather. J'avais un bon emploi, un logement et tout allait bien dans ma vie. Mais quand la maladie m'a empêchée de travailler, je n'ai plus eu les moyens de payer mon loyer et on a saisi ma maison. Même si je ne me suis jamais retrouvée dans la rue au sens propre, je n'avais pas de domicile et j'ai dû compter sur des amis pour m'héberger pour la nuit. » Alors que Helen Lansdell ne s'est jamais retrouvée sans abri, elle connaît très bien les problèmes encourus par la plupart des locataires. Avant d'emménager dans la Ramsay Heights Housing Co‑op à Calgary, ses deux enfants et elle-même allaient souvent d'un logement insalubre à un autre. Gary Panagiotidis, président de la Co‑operative Housing Federation of B.C., applaudit les initiatives de la Colombie-Britannique et du Québec en matière de construction de nouveaux logements à prix abordable. Il demanda avec insistance au gouvernement fédéral d'engager des fonds en vue de bâtir de nouvelles coopératives et logements sans but lucratif. Les délégués à l'assemblée annuelle ont adopté une motion qui fait appel au gouvernement fédéral pour financer un nouveau programme de logements à prix abordable pour les Canadiens et Canadiennes, soit seul ou de concert avec d'autres niveaux du gouvernement. Mountain View remercie les communautés coopératives John Fair, membre de la Mountain View Co‑operative Housing Association à Port Moody en Colombie-Britannique. La coopérative aurait remboursé sa dette hypothécaire dans quatre ans lorsqu'une étincelle provenant du chalumeau soudeur d'un apprenti plombier causa l'incendie qui détruisit un des cinq immeubles. Heureusement, personne n'a été blessé, les immeubles étaient assurés et les biens de chaque membre de la coopérative étaient couverts par le programme SécuriMembre de la FHCC. La coop prévoit la reconstruction de l'immeuble. Les membres de Mountain View ont glissé une lettre de remerciement dans les trousses à l'intention des participants de l'AGA. La lettre comprenait le message suivant : « Le soutien formidable manifesté par les communautés coopératives partout au Canada sous la forme de dons, d'appels téléphoniques et de lettres est un véritable symbole de ce que signifie le mot "coopérative". Lorsque ce soutien vient des cœurs de tant de personnes, on comprend véritablement ce qui rend le secteur de l'habitation coopérative si exceptionnel. Les membres de Mountain View et moi-même sommes fiers d'être membres de cet organisme extraordinaire. » De l’aide pour les coopératives de la Colombie-Britannique aux prises avec des problèmes d’infiltration d’eau Les délégués ont assisté à une présentation portant sur les difficultés éprouvées par les coopératives qui sont confrontées à des problèmes avec l’enveloppe de leur bâtiment (coopératives aux prises avec des problèmes d’infiltration d’eau). Les délégués réunis à l’assemblée annuelle de l’an dernier ont adopté une résolution visant à appuyer les coopératives de la Colombie-Britannique aux prises avec de graves problèmes dans l’enveloppe de leur bâtiment (infiltration d’eau). À l’assemblée annuelle de 2001, les membres ont reçu une mise à jour sur la situation et ils ont été invités à continuer d’aider à trouver des solutions durables à cette terrible crise. Voici une transcription de la présentation. Elle a été faite par Donna Charbonneau, la représentante régionale de l’Ontario au conseil d’administration de la FHCC : La plupart des coopératives qui éprouvent des problèmes d’infiltration d’eau sont situées en Colombie-Britannique. On compte plus de 50 coopératives semblables – soit environ 20 p. 100 des coopératives de la province. Cela représente juste un peu plus de 3 000 logements coopératifs. Les coopératives aux prises avec des problèmes d’infiltration d’eau souffrent de ce que les experts appellent «une détérioration prématurée de l’enveloppe du bâtiment». C’est une description technique du problème. Mais l’impact ne se fait pas sentir uniquement sur les bâtiments – il se fait également sentir sur les membres de la coopérative et leur famille. Ceci était une chambre pour deux enfants. Ils dorment maintenant dans le salon parce que la moisissure s’est infiltrée dans le plafond et le mur de leur chambre. Les membres ont cessé de se réunir dans cette salle commune parce que des sections du plafond se sont effondrées. On l’utilise de nouveau parce que la pourriture est devenue tellement grave qu’il a fallu enlever tout le plafond. Maintenant l’eau coule du plafond à des moments importuns pendant les réunions et une forte odeur de moisissure donne des maux de tête à certaines personnes. Voici un autre plafond d’une salle commune. On dirait qu’elle a été endommagée par le feu, mais ces taches noires sont de la moisissure. Les fils électriques exposés représentent également un danger et c’est la raison pour laquelle la salle est interdite aux membres. La liste des symptômes continue de s’allonger. Les membres craignent de changer les ampoules parce que les luminaires sont remplis d’eau. Les balcons sont condamnés. Les gens se déplacent d’un logement à un autre pour échapper aux pires dommages et aux dangers pour leur santé. Certains membres essaient de trouver des moyens ingénieux de faire face aux problèmes. Voici un garde-robe dans une coopérative. Le membre qui occupe ce logement s’est réveillé une nuit pour découvrir que l’eau coulait dans le trou autour du luminaire. Sa solution? Après avoir utilisé des chaudières pour évacuer l’eau pendant des heures, il a installé cet entonnoir sous le trou. L’entonnoir amène l’eau dans un boyau qui se vide dans sa baignoire. Nous savons que les coopératives sont des logements modestes, mais il y a quand même une marge... Parfois il faut en rire. Mais l’image globale n’est pas aussi drôle. Les coopératives font face à la faillite si elles n’ont pas les moyens de réparer leurs bâtiments. Elles ne peuvent non plus percevoir des droits d’occupation pour des logements vides parce qu’ils sont trop dangereux pour y vivre. Vous vous demandez sans doute s’il y a une solution. Oui et non. Le Bureau de la protection des propriétaires de la province peut offrir des prêts sans intérêts de dix ans aux coopératives qui éprouvent des problèmes d’infiltration d’eau. En fait, le Bureau a approuvé 19 prêts, certains remontant jusqu’à juin 1999. Ces coopératives sont financées par le gouvernement fédéral, de sorte que la SCHL doit consentir un prêt hypothécaire de deuxième rang alors que le Bureau paie les intérêts pendant les dix premières années. Seule la SCHL peut aider en accordant une aide financière additionnelle si la coopérative ne peut rembourser le prêt hypothécaire de deuxième rang. Alors quel est le problème? Le problème est que la SCHL n’a seulement approuvé que quatre de ces demandes de prêts – la première en novembre, pendant la campagne électorale fédérale. Les autres sont en attente. Les raisons de cette étonnante absence de progrès sont complexes, et nous n’avons pas le temps de les décrire en détail ce matin. Mais quelque chose a très mal tourné, et les membres des coopératives en paient le prix. Avec chaque jour qui passe, l’état de ces bâtiments se détériore. Frustrés, les membres abandonnent et déménagent – s’ils ont quelque part où aller. Ceux qui restent doivent faire face aux risques pour la santé que représentent la moisissure toxique – un danger que nous commençons seulement à découvrir. Avec chaque retard, le coût des réparations grandement nécessaires augmente de plus en plus, ce qui fait aussi augmenter les possibilités que des coopératives entières seront perdues parce qu’il ne vaudra plus la peine de les réparer. Ce qui est vraiment frustrant, c’est le temps qu’il a fallu à la SCHL et au gouvernement fédéral pour prendre cette crise au sérieux. Pendant des années, nous avons demandé de l’aide pour régler ces problèmes et sauver les fonds publics investis depuis trente ans dans ce parc précieux – et irremplaçable – de logements à prix abordable. Le résultat? Je peux compter le nombre de coopératives qui ont reçu de l’aide sur les doigts d’une seule main. Y a-t-il de la lumière au bout du tunnel? J’invite Wayne Callaghan, le président du comité de la CHF/BC chargé des coopératives aux prises avec des problèmes d’infiltration d’eau, à répondre à cette question. Wayne Callaghan : Nous sommes aussi très reconnaissants de l’appui que nous avons reçu de partout au pays, en particulier de nos collègues coopérateurs et coopératrices en Ontario. Vos lettres, les rencontres avec vos députés et vos mots d’encouragement comptent beaucoup pour nous. En fait, ils sont plus importants maintenant que jamais, alors n’abandonnez pas. Nous sommes également encouragés par le fait que la FHCC a récemment embauché un agent des services aux coopératives à temps plein au bureau de Vancouver pour se pencher sur la question des coopératives aux prises avec des problèmes d’infiltration d’eau. Rolland Nogue travaille avec le personnel de la CHF/BC et les bénévoles pour aider les coopératives en difficulté à analyser leurs problèmes et à trouver les bonnes solutions. Son aide est grandement bienvenue. Finalement, le bureau régional de la SCHL vient d’accepter de faire partie d’un comité conjoint composé de représentants de la SCHL, de la CHF/BC et de la FHCC. Ce comité sera un forum qui permettra aux trois entités de travailler ensemble sur les problèmes d’infiltration d’eau de ces coopératives. Sa première réunion a eu lieu au début de la semaine et j’ai appris que tout s’était très bien déroulé. Personne ne pense qu’il sera facile de réparer les problèmes d’infiltration d’eau de ces coopératives, mais nous sommes heureux de pouvoir travailler plus étroitement avec la SCHL au cours des prochains mois et nous avons hâte d’obtenir des résultats positifs. Somme-nous en présence d’une crise? Sans aucun doute! La situation est-elle désespérée? Absolument. Est-ce que nous baissons les bras? Certainement pas! Avec l’appui continu de la FHCC et des coopératives d’habitation à l’échelle du pays, et avec la persévérance de nos bénévoles et de nos employés de coopératives ici en Colombie-Britannique, nous trouverons les solutions, d’une manière ou d’une autre. J’espère que nous aurons de meilleures nouvelles à vous annoncer à la prochaine assemblée annuelle à Hamilton. Entre temps, aidez-nous à maintenir la pression sur Ottawa de tous les coins du pays jusqu’à ce que la dernière fuite soit colmatée. Les membres de la FHCC peuvent trouver plus d’information au sujet de ces coopératives, et les façons dont ils peuvent aider, dans la section Réseau des membres. |